Rencontre avec Sarah Colliard figurante durant la Fête.

 

Rencontre avec Sarah Colliard figurante durant la Fête.

1 July 2019
Image Rencontre avec Sarah Colliard figurante durant la Fête.

Un parcours atypique
Pour décrire son parcours et comment elle en est arrivée à reprendre le restaurant familial, Sarah Colliard commence par un seul mot : atypique. Après avoir fini l’école de commerce, elle a travaillé pendant plusieurs années dans l’administratif. Elle a aussi beaucoup voyagé, réalisant pas une, mais deux fois le tour du monde, et s’est occupée des achats lors de l’Euro 2008, notamment en ce qui concerne les cloches. Ce n’est qu’en 2009 qu’elle a repris le restaurant de ses parents, avec sa cousine : « Ni elle ni moi n’avons fait de formation dans la restauration, et je ne pensais jamais reprendre cet établissement, mais mes parents partaient à la retraite, donc nous avons relevé le défi. » Son frère les a ensuite rejointes cinq ans plus tard et ils forment maintenant la 5ème génération à tenir le restaurant familial.

Une histoire de famille
Pour Sarah Colliard, la Fête des Vignerons n’est pas une nouveauté, elle est plongée dans chaque édition depuis toute petite, et c’est une tradition dans la famille depuis bien plus longtemps que cela encore : « Mon arrière-grand-père avait chanté le Ranz des vaches en 1927. Mon grand-père et mon père ont assisté ou participé aux éditions de 1955, 1977 et 1999. Quant à moi, j’étais déjà figurante à la dernière édition, en 1999. » C’est donc logique pour les Colliard que la famille entière participe cette année aussi, et c’est avec enthousiasme qu’ils se sont portés volontaires suite à la demande de la Société des Armaillis de la Fête des Vignerons : « Nous serons une centaine de figurants entre les titulaires et les remplaçants, et nous aurons 40 vaches, deux chars et une mule. »

Allier Fête et travail
Être figurante pour le spectacle de la Fête des Vignerons, tout en continuant de gérer le restaurant à côté, cela demande une certaine organisation. Cette année, plusieurs participants seront deux pour le même poste, ce qui est le cas pour elle et sa mère : « Le fait de ne pas être seule et de pouvoir se relayer va me permettre de pouvoir continuer à travailler. » Quant aux spectacles le soir, les figurants de la Société des Armaillis vont passer vers 22h, ce qui laissera le temps aux Colliard de travailler jusqu’à 20h30-21h, puis de se rendre à Vevey : « Comme nos cuisines ferment de toute façon à 21h30, cet emploi du temps est gérable. » Ce sera d’ailleurs également un mois spécial pour le Café Tivoli, avec des horaires de restauration qui vont s’adapter à la demande de la clientèle : « En temps normal, les cuisines sont fermées l’après-midi, mais nous avons déjà reçu des réservations de personnes qui veulent venir manger la fondue après la représentation de 11h. Nous les ouvrirons donc exceptionnellement et proposerons une carte restreinte entre 14h et 18h. »

Par amour de la fondue
La fondue, parlons-en justement. Spécialité du Café Tivoli, elle fait partie intégrante de la famille Colliard : « Pour moi, le patrimoine et le terroir fribourgeois renvoient forcément au fromage. Au restaurant, cela fait près d’un siècle que nous servons des fondues classiques, hiver comme été. Et la pur Vacherin Fribourgeois AOP est ma préférée, ainsi que celle de toute l’équipe, avec qui nous en savourons une tous les dimanches soir après le service. Nous tenons la recette de mon arrière-grand-père. » Et lorsque des clients, suisses ou étrangers, lui demandent sa recommandation, c’est sans hésitation qu’elle leur conseille la fondue pur Vacherin Fribourgeois